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Savitri Devi : Sa Vie

by Irmin

Originally from http://library.flawlesslogic.com/devibio_fr.htm


SavitriDevi, prêtresse du National-Socialisme ésotérique, est née sous le nom de Maximiani Portas, le 30 septembre 1905 àLyon (France), d’un père grec et d’une mère anglaise.

La passion iconoclaste qui futla marque de toute sa vie commença très tôt : àl’âge de onze ans, pendant la Première Guerre Mondiale, elletraça à la craie des slogans hostiles aux Alliés surun mur d’une gare de Lyon («A bas les Alliés, vive l’Allemagne!») pour protester contre l’invasion illégale de la Grècepar les troupes Alliées.

Douée d’un vrai talent multi-disciplinaire,Maximiani Portas obtint des diplômes en chimie et en philosophie,écrivit sa thèse de doctorat sur la philosophie des sciences, et finit par maîtriser au moins sept langues, y compris le bengaliet l’hindi.

Ses premières convictionspolitiques furent pan-helléniques, et en 1928 Maximiani Portas renonçaà sa nationalité française et devint citoyenne grecque.Alors qu’elle étudiait à Athènes, son nationalismepolitique, doublé d’une fascination pour l’antiquité gréco-romaineet d’une méfiance pour le christianisme, évolua vers un racialismepaien marqué, et une visite en Palestine en 1929 la convainquitque le judéo-christianisme, dont les manifestations visibles enTerre Sainte lui répugnaient, était une infiltration étrangèreen Europe, qui avait interrompu l’évolution spirituelle naturellede l’Europe et lui avait imposé un monothéisme stérileet un philosémitisme servile. Ce fut en Palestine, dit-elle plustard, qu’elle réalisa qu’elle était nationale-socialiste.

En 1932 elle partit pour l’Inde,à la recherche du paganisme aryen que le judéo-christianismeavait supplanté. Dans le sous-continent indien, elle découvrit«des dieux et des rites apparentés à ceux de la Grèceantique, de la Rome antique, et de la Germanie antique, que les gens denotre race ont possédés, avec le culte du soleil, il y a6000 ans». Son modèle était Julienl’Apostat, l’empereur romain du 4ème siècle qui rétablitbrièvement le paganisme et le culte du soleil dans l’Empire.

Maximiani Portas s’établità Calcutta et s’impliqua rapidement dans les mouvements hindousnationalistes, ancêtres du parti indien moderne BJP, qui menaientalors une campagne politique sur deux fronts contre l’Islam et contre lecolonialisme britannique. Elle travailla comme conférencièreitinérante pour la Mission Hindoue, une organisation nationalistequi avait des sympathies nationales-socialistes, et elle adopta le nomhindou de Savitri Devi, d’après la déesse solaire Indo-aryenne (cf. Rig-Veda, 3.62.10). Son nouvel hindouisme racialiste étaitun reflet de ses convictions nationales-socialistes : dans la svastika,la roue aryenne du soleil, elle voyait «le lien visible entre Hitleret l’hindouisme orthodoxe».

Aryanité

«...la Grèce,l’Inde, l’Allemagne : ce sont les trois repères visibles dans l’histoirede ma vie. De même que d’autres femmes aiment plusieurs hommes enmême temps, j’ai aimé l’essence de plusieurs cultures, l’âmed’au moins trois nations. Mais dans toutes les trois et au-dessus d’elles,c’est la perfection essentielle de l’Aryanité que j’ai trouvéeet adorée pendant toute ma vie. J’ai trouvé Dieu — l’Absolu — dans la beauté vivante et les vertus viriles de ma propre divinitéde la Race, comme d’autres femmes le cherchent dans les yeux de leurs amants,et donnent tout pour la joie de l’adorer en eux, non pas dans les cieux,mais ici sur la Terre.»

Savitri Devi, Pilgrimage

En 1940, en grande partie pouréviter une incarcération pour ses activités en faveurde l’Axe, Savitri Devi épousa le brahmane Asit Krishna Mukherji,éditeur pan-aryen du journal ouvertement national-socialiste «NewMercury». Pendant la guerre, le couple fit de l’espionnage au profitde l’Axe, et Mukherji mit le militant nationaliste hindou SubhasChandra Bose en contact avec les Japonais, qui plus tard soutiendrontson Armée Nationale Indienne dans sa campagne militaire manquéecontre les Britanniques.

Savitri Devi fut accabléepar la défaite de l’Allemagne et par son démembrement aprèsla guerre. Elle retourna en Europe en 1945, déterminée àfaire de la propagande pour ses idéaux nationaux-socialistes, àprésent injuriés, et elle résida brièvementà Londres (où elle publia Son of God, son étudede la religion solaire du Pharaon Akhenaton), en France, en Islande, enEcosse (où elle commença à écrire le livrequi eut le plus d’influence : The Lightning and the Sun) et en Suède(où elle rencontra Sven Hedin, le célèbre explorateuret sympathisant national-socialiste).

En 1948 et en 1949, à l’apogéede la dénazification, elle mena une série de missions depropagande clandestine dans une Allemagne prostrée et encore dévastéepar les bombardements de terreur anglo-saxons,et par une famine massive, distribuant des tractset postant des affiches manuscrites appelant à la résistancecontre l’occupation étrangère, souvent brutale :

«Hommeset femmes d’Allemagne ! Au milieu de rigueurs et de souffrances inexprimables,restez fidèles à notre glorieux idéal national-socialisteet résistez ! Défiez vos persécuteurs ... Rien nepeut détruire ce qui est construit sur la vérité.Nous sommes l’or pur que l’on peut mettre dans le feu. La fournaise peutrougeoyer et gronder. Rien ne peut nous détruire. Un jour, nousnous révolterons et triompherons à nouveau. Espérezet attendez. Heil Hitler !»

Savitri Devi fut finalement arrêtéeen même temps qu’un camarade en février 1949, accuséede répandre des idées nationale-socialistes, et condamnéeà six ans de prison, dont elle ne fit que sept mois, retournantà Lyon pendant l’été de 1949. C’est là qu’elleécrivit Defiance et termina Gold in the Furnace, tousdeux basés sur ses expériences en Allemagne occupée.

En1953, Savitri Devi retourna illégalement en Allemagne pour ce qu’ellenomma elle-même un pèlerinage, qui dura quatre ans, sur lessites sacrés du National-socialisme et du paganisme germanique,visitant Braunau sur l’Inn, Linz (où elle rencontra le précepteurd’Hitler), Berchtesgarden, le Berghof, la Feldherrnhalle, et Nuremberg.Elle vécut deux ans à Emsdetten en Westphalie dans la maisond’un sympathisant national-socialiste, où elle écrivit Pilgrimage,termina The Lightning and the Sun, et ajouta aux stations de sonpèlerinage le Mémorial d’Arminius et les Externsteine, lepremier étant un monument honorant la victoired’Arminius (Hermann) sur les légions romaines en l’an 9 aprèsJC, le second passant pour un temple solaire paien, où elle eutune expérience mystique de la victoire finale aryenne.

Savitri Devi retourna en Inde en1957, mais fut de retour en Europe trois années plus tard. Les amitiésqu’elle s’était faites pendant son emprisonnement lui permirentd’entrer dans le monde ténébreux du National-socialisme del’après-guerre — elle avait déjà des rapports d’amitiéavec des célébrités comme Hans Ulrich Rudel [l’ancienas de la Luftwaffe, également ami de l’aviateur de la France LibrePierre Clostermann, NDT], Otto Skorzeny, et Léon Degrelle — etpendant qu’elle vivait à Londres elle s’impliqua avec le mouvementnéo-nazi anglais, assistant en compagne de G. Lincoln Rockwell àla réunion internationale de la WUNS dans les Cotswold Hills en1962, le site de la fameuse Déclaration de Cotswold.

En 1971, Savitri Devi repartità nouveau en Inde, où elle passa la plus grande partie desannées 70, correspondant avec ses camarades à l’étranger,et influençant nombre de jeunes «racialistes» qui luirendirent visite à New Delhi. Elle mourut au Royaume-Uni le 22 octobre1982, alors qu’elle se préparait pour une tournée de meetingsaux Etats-Unis.


La vie et les travauxde Savitri Devi ont fait l’objet d’une biographie passionnante de NicholasGoodrick-Clarke (universitaire anglais, spécialiste du nazisme): Savitri Devi, Hitler’s Priestess (New York University Press, 1998). Une traduction française a été éditéeen mars 2000 par les éditions Akribeia: Savitri Devi, la prêtressed’Hitler (332 pages).